Armes romaines : Des lames tranchantes pour conquérir le monde antique

Les Romains étaient sans doute l’un des plus grands conquérants du monde antique. Au plus fort de leur puissance, l’empire romain s’étendait des îles britanniques au nord à l’Égypte au sud, et de la péninsule ibérique à l’ouest à la Mésopotamie à l’est. Un certain nombre de facteurs importants ont contribué à leur succès en tant que force militaire, dont les armes qu’ils ont utilisées.

Une épée romaine – Le Gladius

L’arme la plus emblématique de l’arsenal d’un légionnaire romain (un fantassin lourd professionnel servant dans l’armée romaine après les réformes mariales) était probablement le gladius (qui signifie « épée » en latin). Cette arme est également connue sous le nom d' »épée hispanique », car elle a été adaptée des lames utilisées par les guerriers tribaux vivant dans la péninsule ibérique. C’est au cours de la deuxième guerre punique contre Carthage que le général romain Scipion Africanus a rencontré cette arme, qu’il s’est pris d’affection pour elle et qu’il a commencé à en équiper ses soldats.

Les épées étaient des armes romaines importantes. (AWP /Adobe Stock)

Les épées étaient des armes romaines importantes. ( AWP /Adobe Stock )

En se basant sur les preuves archéologiques, plusieurs types de gladiateurs ont été découverts, ce qui indique que l’arme a évolué en fonction du temps. Le type le plus connu est le « gladius de Pompéi », car des exemples de ce gladius y ont été trouvés. Ce gladius avait une lame d’environ 50 cm de long, ce qui est considérablement court pour une épée. C’était une épée à double tranchant, et c’était une arme de tranchant efficace. Elle était cependant utilisée principalement pour poignarder, et sa pointe triangulaire faisait parfaitement ce travail. Le gladius était surtout utilisé pour les combats extrêmement rapprochés, où les épées ou les lances plus longues étaient rendues inutiles par le manque de marge de manœuvre.

Réplique du pseudo-Pompeii gladius. (Rama/CC BY SA 3.0)

Réplique du pseudo-Pompeii gladius. (Rama/ CC BY SA 3.0 )

La protection avec le scutum

Le combat rapproché est cependant dangereux et les légionnaires romains ont besoin d’une protection adéquate lorsqu’ils s’approchent de l’ennemi. C’est pourquoi le gladius était associé à un bouclier appelé scutum. Il s’agissait d’un grand bouclier incurvé, adapté des peuples italiques contre lesquels les Romains combattaient.

Le scutum était fait en collant des couches de bois, qui étaient ensuite recouvertes de cuir. Cela signifiait que le bouclier était suffisamment léger pour qu’un soldat puisse le tenir d’une seule main. Pour renforcer le bouclier, du métal était ajouté sur son bord extérieur. Au centre de l’écu se trouvait un bossage métallique, qui permettait au bouclier de fonctionner comme une arme de frappe auxiliaire. Le boss du scutum pouvait être utilisé pour faire tomber un ennemi au sol, après quoi le légionnaire romain pouvait l’achever avec son gladius.

Ce bouclier est le seul exemple connu des exemples connus de scutum. Il a été trouvé à Dura Europos. (Domaine public)

Ce bouclier est le seul exemple connu des exemples connus de scutum. Il a été trouvé à Dura Europos. ( Domaine public )

Le Pilum romain

Une autre arme dans l’arsenal du légionnaire romain était le pilum. Il s’agissait d’un javelot en bois avec une pointe en fer, dont la pointe était plus dure et plus large que son manche. Cette conception astucieuse signifiait que si la pointe du pilum frappait un bouclier ennemi du sol à un angle, elle se pliait, rendant impossible de la renvoyer aux Romains. Chaque légionnaire romain disposait de deux pila, qui étaient lancés sur l’ennemi avant une charge. Le pila était suffisamment mortel pour tuer un ennemi ou, s’il était coincé sur un bouclier, le rendait inutile et rendait le guerrier plus vulnérable.

Un légionnaire romain avec un pilum et un scutum. (Triarii/Art déviant)

Un légionnaire romain avec un pilum et un scutum. (Triarii/ Art déviant)

Armes de siège romaines

Les Romains ont également développé un certain nombre de machines de guerre qui ont été utilisées sur le champ de bataille. L’une d’entre elles, par exemple, était la baliste, qui était une arme géante en forme d’arbalète composée de deux leviers avec des ressorts de torsion, et d’un curseur sur lequel les munitions (soit des fléchettes métalliques de pierres sphériques) étaient chargées. Bien que la baliste soit une invention grecque, sa conception et sa technologie ont été améliorées par les Romains.

Reproduction d'une baliste romaine. (fuguestock/Deviant Art)

Reproduction d’une baliste romaine. (fuguestock/ Art déviant)

On raconte que la baliste a été largement utilisée par Jules César lors de ses campagnes en Gaule et en Grande-Bretagne. Une autre machine de guerre romaine était l’onager, qui, comme la baliste, dépendait de la torsion pour sa puissance. Cependant, contrairement à la baliste, cette machine de guerre était principalement utilisée comme machine de siège pour détruire les fortifications et autres bâtiments ennemis.

L’onager était essentiellement une sorte de catapulte, composée d’un grand cadre au sol, d’un cadre vertical à l’avant et d’un bras au milieu. L’onager était utilisé pour lancer de grosses pierres, qui pouvaient être mises à feu pour causer plus de dégâts. Ce moteur de siège a été utilisé par les Romains contre les cités-États grecques et pendant le siège de Carthage.

Onager avec une fronde du livre de Ralph Payne-Gallwey

Onager avec une fronde du livre de Ralph Payne-Gallwey « Les moteurs de lancement de projectiles des Anciens » (1907). ( Domaine public )

Image du haut : Les armes romaines étaient essentielles pour protéger et conquérir le monde antique. Source : Fernando Cortés /Adobe Stock

Par Wu Mingren

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