Les 4 étapes de la thérapie adlerienne

La thérapie individuelle, ou thérapie adlerienne, est une approche dans laquelle un thérapeute travaille avec un client pour identifier les obstacles et créer des stratégies efficaces pour atteindre ses objectifs. Les adleriens croient qu’en acquérant une compréhension des défis, les gens peuvent surmonter leur sentiment d’infériorité. De plus, les Adleriens pensent que les gens sont plus épanouis lorsqu’ils travaillent dans l’intérêt de la société, c’est-à-dire lorsqu’ils font des choses qui sont bénéfiques pour la société dans son ensemble.

Key Takeaways : Thérapie adlerienne

  • La thérapie adlerienne, également connue sous le nom de thérapie individuelle, met l’accent sur la capacité de l’individu à apporter des changements positifs dans sa propre vie.
  • La thérapie adlerienne comprend quatre étapes : l’engagement, l’évaluation, l’introspection et la réorientation.
  • Selon la théorie d’Adler, les individus s’efforcent de surmonter leur sentiment d’infériorité et d’agir de manière à favoriser l’intérêt social.

Les quatre étapes de la thérapie adlerienne

Dans l’approche thérapeutique d’Adler, appelée psychologie individuelle ou psychologie adlerienne, la thérapie se déroule en une série de quatre étapes :

  1. Engagement. Le client et le thérapeute commencent à établir la relation thérapeutique. La relation doit consister en une collaboration en vue de résoudre les problèmes du client. Le thérapeute doit offrir soutien et encouragement.
  2. Évaluation. Le thérapeute s’efforce d’en savoir plus sur les antécédents du client, notamment sur ses premiers souvenirs et la dynamique familiale. Dans cette partie de la thérapie, le thérapeute tente de comprendre comment le client peut avoir développé certains styles de pensée qui ne lui sont plus utiles ou qui ne lui permettent plus de s’adapter.
  3. Insight. Le thérapeute offre une interprétation de la situation du client. Le thérapeute suggère des théories sur la manière dont les expériences passées ont pu contribuer aux problèmes que le client connaît actuellement ; il est important de noter que le thérapeute laisse au client le soin de décider si ces théories sont exactes et utiles.
  4. Réorientation. Le thérapeute aide le client à développer de nouvelles stratégies qu’il peut utiliser dans la vie quotidienne.

Sentiment d’infériorité

L’une des idées les plus connues d’Adler est que chacun éprouve un sentiment d’infériorité (c’est-à-dire qu’il s’inquiète de ne pas en faire assez). Chez les personnes en bonne santé psychologique, ces sentiments d’infériorité encouragent la poursuite d’objectifs et fournissent une motivation pour s’améliorer. En d’autres termes, en développant des moyens positifs de faire face à ces sentiments d’infériorité, les individus peuvent finir par réaliser de grandes choses et apporter une contribution positive à la société dans son ensemble.

Cependant, certains individus ont du mal à faire face à des sentiments d’infériorité, ce qui les conduit à se décourager. D’autres individus peuvent faire face à des sentiments d’infériorité de manière improductive, comme se comporter de manière égoïste afin de se sentir supérieur aux autres. Dans la thérapie adlerienne, le thérapeute s’efforce de fournir au client le soutien et l’encouragement dont il a besoin pour mieux faire face à ses sentiments d’infériorité et pour développer des moyens sains de les surmonter.

Intérêt social

L’une des autres idées clés d’Adler était le concept d’intérêt social. Selon cette idée, les gens sont au mieux de leur forme – la plus saine et la plus épanouie psychologiquement – lorsqu’ils agissent d’une manière qui profite à la société. Par exemple, une personne ayant un niveau d’intérêt social élevé peut faire tout son possible pour aider les autres, tandis qu’une personne ayant un niveau d’intérêt social plus faible peut intimider les autres ou agir de manière antisociale. Il est important de noter que les niveaux d’intérêt social peuvent changer au fil du temps. Un thérapeute peut aider son client à augmenter son niveau d’intérêt social.

La vie et l’héritage d’Alfred Adler

Alfred Adler est né dans la banlieue de Vienne, en Autriche, en 1870. Il a étudié la médecine à l’université de Vienne, dont il a obtenu le diplôme en 1895. Après ses études de médecine, Adler a d’abord travaillé comme ophtalmologue, mais a ensuite décidé d’étudier la psychiatrie. Il a d’abord été un collègue de Sigmund Freud, avec lequel il a cofondé la Société psychanalytique de Vienne. Cependant, il s’est ensuite séparé de Freud et a continué à développer ses propres idées sur la psychiatrie. Adler a développé l’approche de la thérapie connue sous le nom de psychologie individuelle, et en 1912, il a fondé la Société de psychologie individuelle.

Aujourd’hui, l’influence d’Adler se retrouve dans de nombreux domaines de la psychologie. Nombre de ses idées ont trouvé un soutien dans le domaine florissant de la psychologie positive, et l’accent qu’il met sur le contexte social de l’individu (par exemple, le cadre familial et la culture au sens large) est soutenu dans de nombreuses branches de la psychologie contemporaine.

Sources

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