Sous-tweeting, Vaguebooking, et vos adolescents

Les adolescents d’aujourd’hui sont très doués pour utiliser les médias sociaux pour se connecter avec les autres. Ils connaissent tous les tenants et aboutissants de la publication, de l’appréciation, du partage et des commentaires. Et ils peuvent utiliser les médias sociaux d’une manière que beaucoup d’adultes ne comprennent tout simplement pas. Mais ils sont aussi très doués pour les utiliser à des fins de cyberintimidation.

Parfois, leur cyberintimidation est manifeste, évidente et douloureuse. Les adolescents publient des photos et des commentaires qui font honte et humilient les autres. D’autres fois, ils sont plus subtils dans leur intimidation. Pour éviter d’être détectés, ils pratiquent la cyberintimidation sous le regard des parents, des enseignants et des administrateurs en utilisant des tactiques comme le subtweeting et le vaguebooking.

Qu’est-ce que le subtweeting et le vaguebooking ?

Le subtweeting et le vaguebooking sont l’équivalent sur Internet de parler des gens dans leur dos sur Twitter et sur Facebook.

Dans ce nouveau type de cyberintimidation, les adolescents feront référence à une personne ou à un problème sans mentionner de noms.

Par exemple, ils pourraient tweeter quelque chose comme : « Pouvez-vous croire qu’elle a porté cette tenue dégoûtante aujourd’hui ? » Ou encore, sur Facebook, s’ils ont une prise de bec avec un ami, ils peuvent afficher un statut qui dit : « Je ne vais même plus me mettre en colère. Je vais juste apprendre à attendre le minimum des gens dont je pense qu’ils sont les meilleurs ». Lorsque ce type de communication passive-agressive se produit sur Twitter, on parle de « subtweeting ». Sur Facebook, cela s’appelle le vaguebooking.

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Pourquoi le sous-titrage et le vaguebooking sont des formes dangereuses de cyberintimidation

Au lieu d’être conflictuel ou direct avec quelqu’un, les subtweets et le vaguebooking permettent aux gens de faire connaître leurs sentiments de manière plus sournoise. Leurs tweets et leurs posts en ligne sont comme les chuchotements dans les couloirs de l’école qui font courir les rumeurs. De plus, même si n’importe qui peut se livrer à des subtweetings et à des vagueblogs, ces tactiques sont plus courantes chez les adolescents et les jeunes utilisateurs de Twitter.

Et ce qui les rend si dangereux en matière de cyberintimidation, c’est que toute personne extérieure à l’école ou à un cercle d’amis n’aurait aucune idée de l’identité des personnes qui envoient les tweets et les messages. Mais pour tous ceux qui sont impliqués, ils savent exactement à qui les tweets et les messages font référence.

Lorsqu’ils sont confrontés, les brutes peuvent nier que la personne blessée a jamais vraiment été le destinataire des paroles dures. Après tout, ils n’ont jamais mentionné la personne par son nom.

Ce fait rend la discipline des brutes extrêmement difficile. Pour ce faire, les enseignants, les parents et les administrateurs doivent avoir une très bonne connaissance du climat et de la culture de l’école. Ils doivent être conscients des cliques et des groupes qui existent dans l’école et comprendre où se produisent les désaccords.

Choses à retenir sur les adolescents et les médias sociaux

Les parents doivent se rappeler que les adolescents n’utilisent pas toujours les médias sociaux de la manière prévue. Par exemple, les adolescents utilisent souvent Twitter pour discuter avec leurs amis comme ils le feraient avec une messagerie instantanée publique. Ils l’utilisent également pour faire des commérages et des discussions sur les déchets. Certains l’utilisent même pour communiquer leur déception à leurs amis plutôt que de parler face à face. Ces types de communication ne sont pas le but de Twitter.

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De même, les créateurs de Snapchat espéraient mettre en place un moyen amusant d’envoyer des messages idiots qui disparaîtraient en quelques secondes. Au lieu de cela, les gens utilisent le service pour envoyer des sextos. Pendant ce temps, d’autres l’utilisent pour faire des captures d’écran de photos ou de messages embarrassants. Ils utilisent ensuite ces captures d’écran pour embarrasser, humilier et cyberintimider les autres.

Ce que les parents doivent retenir, c’est que les utilisateurs contrôlent davantage la façon dont les médias sociaux sont utilisés que la société qui les a créés.

Chaque fois qu’une entreprise crée une plateforme où les adolescents peuvent s’exprimer librement, elle leur ouvre la possibilité d’y trouver une autre utilisation. En tant que parents, vous devez être à l’affût de ces utilisations potentielles.

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